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Le monde.fr

 

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Projet photographique d’Idan Wizen, Un anonyme nu dans le salon donne à voir des inconnus ayant accepté de poser dans leur plus simple appareil. Lancé en 2009, le projet ambitionne de réunir plusieurs milliers de modèles de tout âge, de tout gabarit et de tout horizon, dans une démarche artistique et engagée.

Par Camille Bordenet

 

 

 

 

 

« Mettre le monde à nu pour le regarder autrement » : cette démarche anime le photographe franco-israélien Idan Wizen depuisavril 2009. A l’origine, une idée simple : et si l’on regardait les gens tels qu’ils sont réellement ? « La meilleure manière que j’ai trouvée pour faire tomber le costume au sens figuré est de le faire tomber au sens propre », explique-t-il.

Ainsi est né le concept d’Un anonyme nu dans le salon. Pourquoi dans le salon ? « La finalité des œuvres est d'être accrochées et visibles de tous. Quel meilleur endroit que le salon ? ». Un titre qui a vocation à offrir une alternative aux photos encadrées chez nous, « type mariage du cousin, où nous sommes tous sur notre 31,  dans une pose convenue avec un sourire figé », se plait à expliquer le photographe de 28 ans.

« Avec ce titre et ces photos, je souhaite que chaque acquéreur d'une œuvre puisse voir le modèle qui s'est livré à 100% comme un membre imaginaire de sa famille ; comme l’être à qui il a envie de se confier, de raconter sa vie, ses succès et ses échecs. Un concept entre l'ami imaginaire 2.0 et le psy à domicile totalement nu ! »

Grande-tante gâteuse et psychiatre ont donc été troqués contre des hommes et femmes ordinaires venus avec l’envie de se mettre à nu. « L’aède », « L’escrimeuse », « Le rappeur », « L’anachorète », « Le quantique » font partie des 384 anonymes qui ont posé entre 2009 et aujourd’hui pour les cinq séries successives du projet : Genèse, Persévérance, Arles, Obstination et Névrose, la série en cours.

 

Chaque corps peut devenir une œuvre d’art

Pour glaner ces modèles aux corps « vrais », l’absence de casting est la règle d’or : « Ça doit venir d’une démarche volontaire, je ne veux pas sélectionner des modèles professionnels. Chaque corps a sa place pour devenir une œuvre d’art ». Comment alors entendre parler du projet ? « Par le bouche à oreille ou par sa visibilité sur les réseaux sociaux ». Ensuite, les candidatures se font directement sur le site.

La recette semble fonctionner puisqu’Idan Wizen réalise six à huit séances de photos par semaine, d’une durée de deux heures et demi chacune. Avant chaque shooting, le photographe accorde un entretien d’une demi-heure au modèle pour connaître ses motivations, ses craintes et un peu de son histoire. « Sans doute parce qu’ils ont soudainement peur, beaucoup de modèles se rétractent et me posent un lapin », regrette l’artiste.

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